(j'avais la musique de U-turn lili d'Aaron dans la tête pendant cela, que j'avais écouté le jour même)
Cette fille ma toujours ignoré, comme si j'étais transparent, je me suis toujours demandé pourquoi, mais s'en était ainsi.
Mais c'est elle qui me représente le plus la beauté féminine. Son expression d'étonnement omniprésent avec la bouche légèrement entrouverte, ses joues rondes qui soulignent les traits fins de son visage, ses petits yeux noirs qui lancent une sorte de question et d'indécision. Cette fois-ci elle m'amène dans sa chambre, et j'en suis surpris. Elle me parle de tout et de rien, sans aucune expression, ni rire, ni énervement, comme si elle ne possédait aucun c½ur. On se trouve dans sa chambre et une baie vitrée est sur un des murs. En face, une autre chambre presque pareille, en plus sombre. Une sorte de chaleur se dégage de cette chambre, des livres enchevêtrés se battent sur le sol, des vêtements s'empilent sur la chaise, la moquette bleue sur le sol ressemble beaucoup au ciel. Tout autour de ces deux chambres il n'y a que végétation, rien d'autre, et la pluie ne cesse pas de tomber, une pluie sans bruit ni chocs. Au bout d'un certain moment, elle ouvre la baie vitrée et traverse la petite partie d'extérieur ou il pleut constamment pour se rendre à l'autre pièce, presque directement en enjambant les deux chambres d'un petit pas. La pluie lui coule sur les cheveux, elle s'en fiche. Elle referme la baie vitrée derrière elle. Les jours passent, et cette pluie incessante n'arrête pas de tomber, elle reflète sur les yeux de cet ange en face de moi des éclats blancs, et la pluie semble couler sur son corps. Le crépuscule dégage des lueurs bleues avec des ponctuations de violet, cela donne une sorte de mélancolie, et une impression d'enfermement. Il semble se passer un mois sans qu'il n'arrive rien. J'en apprends beaucoup sur elle, grâce à sa chambre, mais elle reste toujours mystérieuse, même pour elle. Puis un jour je m'assois à côté de la baie vitrée, la tête dans les genoux. Je réfléchis. Je lève la tête : elle a fait de même. Ses cheveux bruns coupés à la hauteur de ses yeux et ses deux mèches frisées de chaque côté de son visage lui donnent un air pur et libre, sa poitrine de crème, ses épaules fines, ses jambes brillantes... elle est tellement belle. La pluie a tellement reflété cet ange que sa peau en est devenu aussi douce et propre, comme de l'eau. Elle pose sa main contre la baie vitrée, la pluie semblant lui couler sur le visage. La buée s'efface. Je pose la mienne, en croyant que cette vitre serait froide et glaciale, mais l'ange l'a réchauffée, et je sens presque sa main. Elle ouvre la baie vitrée.
(Le piano commence)
Elle traverse la pluie, lui coulant sur sa poitrine et son visage. Puis elle s'assoit à côté de moi sans refermer la baie vitrée, où la pluie s'abat sur nous. Elle esquisse un sourire, et nos regards se croisent. Je n'en peux plus. Elle dégage quelque chose de très spécial, une sorte d'aura qui me fait frissonner, quelque chose d'indescriptible. Mon c½ur s'emballe, il devient fou. Un deuxième sourire. Stop. Je dépose mes lèvres brûlantes sur son cou. Elle frissonne. Puis sur ses joues. Elle exprime un soupire ment. Mon c½ur devient encore plus dingue, il frappe à une vitesse impressionnante, une douleur me vient dans le ventre, une douleur si forte mais si bonne a ressentir, de l'électricité me passe dans tout le corps et se concentre dans mes lèvres, je l'embrasse au coin de sa bouche...ça y est. Ses lèvres sont sur les miennes, le contact est tellement fort qu'elle respire et me souffle sur le cou. Je pose mes mains sur ses hanches, caresse son dos, ses épaules si lisses... Je reviens sur son cou, ses joues, son front....Il n'existe plus que nous deux. Elle commence à dire quelquechose. « Je.. . » . « Chut. » Rétorquais je.
Je me réveille. Merde.